
« Le monde a besoin de “rêveurs” et le monde a besoin de “gens qui agissent”, mais par-dessus tout, le monde a besoin de rêveurs qui agissent. » [traduction libre]
— Sarah Ban Breathnach
« Chaque dollar dépensé, chaque geste posé est un “vote” en faveur du type de monde dans lequel nous voulons vivre. » [traduction libre]
— Laure Waridel
Représenter la voix de toute une génération
Le combat et la réussite des jeunes de Ma rue verte lors du 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement
Lorsque nous sommes arrivés au 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement à Montréal, il y a quelques semaines, nous avons immédiatement su qu’il manquait quelque chose. Où se cachaient les autres jeunes délégués? Nous étions un peu déçus de constater que nous étions les seuls jeunes sur place, étant donné notre empressement à entendre raconter ce que les gens de notre âge font pour changer le monde.
Le deuxième soir, Ma rue verte organisait une discussion à son stand où les personnes déléguées et les autres exposants se sont réunis afin d’échanger sur l’éducation relative au développement durable.
Peu à peu, la discussion a dévié pour porter sur la faible représentation des jeunes au Congrès. Tout le monde s’entendait pour dire qu’il serait bon que les jeunes expriment leur opinion au reste de la délégation, espérant que cela favoriserait une plus forte représentation des jeunes aux congrès futurs. Nous avons ainsi passé les deux jours qui ont suivi à tenter de trouver COMMENT nous faire entendre des milliers de participants et participantes au Congrès. Le jour suivant, nous avons appris que quelques jeunes avaient parlé au vice-président du Congrès et que celui-ci était d’accord pour que nous, les jeunes, ayons l’occasion de transmettre notre point de vue au cours de la cérémonie de clôture. Le vice-président allait nous donner gracieusement une minute du temps, pourtant déjà limité, qui lui était alloué pour son discours! Nous étions en extase!
Le dernier jour, nous avons appris que nous ne pourrions lire le mot que nous avions préparé en raison de contraintes de temps durant la cérémonie de clôture. Notre mot serait lu pendant le discours du vice-président. Nous étions contrariés, mais nous avons pris le temps d’y réfléchir. Pendant que nous nous demandions si nous allions rédiger notre mot, la coordonnatrice de la niche sur les arts (un groupe d’ateliers qui a exploré l’éducation relative à l’environnement en lien avec les arts) s’est approchée et nous a proposé de participer à la présentation de cette niche afin que nous puissions nous adresser à toutes les personnes déléguées du Congrès plutôt que d’écrire un mot qui serait lu en notre nom.
Personne ne connaissait notre entente en dehors des participants et participantes de Ma rue verte et de la niche sur les arts! Lors de la cérémonie de clôture, la coordonnatrice de la niche sur les arts a présenté ses résultats par des symboles : après avoir respiré profondément, elle a commencé à gonfler un ballon de plage en forme de Terre, comme si elle insufflait « de la vie » à l’éducation relative à l’environnement, puis la salle tout entière remplie de plus de mille personnes s’est mise à respirer au même rythme qu’elle! Elle nous a passé la Terre, montrant par ce geste qu’elle passait la responsabilité de prendre soin de la planète à la prochaine génération. J’ai continué à insuffler « de la vie » au globe tandis que le reste du groupe parlait de la capacité des jeunes à changer le monde. La salle pleine d’adultes a poussé des acclamations et a applaudi! C’était génial!
En plus de cette occasion, le vice-président du Congrès nous a également offert de participer à une séance plénière afin de discuter de trois questions phares liées à l’éducation relative à l’environnement, à nos vies, à l’économie et aux politiques. Nous avons décidé de sauter sur l’occasion et le groupe m’a désignée pour le représenter. J’ai lu mon discours, essayant de paraître à la fois mature et jeune. Lorsque j’ai relevé les yeux, j’ai vu le globe que nous avions gonflé que l’on passait d’une personne à l’autre.
Même s’il a été difficile au départ de faire entendre notre voix à la cérémonie de clôture, nous savions qu’il était important d’exprimer notre opinion étant donné que nous FORMONS la prochaine génération.
« Nous apportons une autre perspective. Notre passion. Notre énergie. Notre expérience. Notre créativité. Notre action. Notre espoir.
Engagez-nous. Apportez-nous votre appui afin que nous fassions entendre NOTRE voix sur la scène internationale.
Bâtissons un avenir durable. ENSEMBLE, dans tout ce que nous faisons. »
Soumis par Payal Patel, membre du CCJ

Un défi estival : la diète de 100 milles!
Avec l’été qui approche, de nombreuses familles réfléchissent à l’idée de faire pousser leurs propres légumes, tandis que d’autres passent des heures et des heures à l’extérieur à préparer leur potager! Que tu sois au stade de la réflexion ou que tu cultives réellement un potager, voici un défi à relever!
À la fin de l’été dernier, je suis tombée sur un livre intitulé The 100-Mile Diet (la diète de 100 milles). Intriguée par le titre, j’ai entrepris de le lire, puis arrivée à la fin, je voulais essayer cette diète tant le livre m’avait inspirée! La lecture de ce livre est un moyen facile de commencer à réfléchir à l’idée de manger des aliments produits localement. La diète s’appuie sur le principe voulant que l’on ne mange que des aliments qui sont cultivés ou produits dans un rayon de 100 milles de chez soi ou de sa collectivité. Crois-le ou non, en Amérique du Nord, lorsqu’une personne moyenne s’assied pour manger, elle a devant elle des aliments qui ont parcouru plus de 1 500 milles pour voyager de la ferme à son assiette. Quelle meilleure façon de réduire notre incidence sur la planète que d’éviter de manger des aliments qui ont été transportés sur de longues distances à travers le monde. Pour en savoir plus sur le défi et sur le rayon de 100 milles autour de chez toi, consulte le site 100milediet.org (en anglais seulement).
Le défi peut paraître facile à relever au premier coup d’œil, mais il se révèlera probablement plus difficile que prévu. Il supposera peut-être de laisser tomber ton fruit tropical préféré cultivé en région équatoriale; mais ne t’en fais pas, il y a de délicieuses solutions de rechange dans ta région!
Ainsi, pourquoi ne pas essayer de manger principalement des aliments de ta région cet été? Que tu décides de suivre la diète de 100 milles en consommant UNIQUEMENT des aliments produits dans un rayon de 100 milles, ou que tu choisisses de faire un effort conscient pour consommer PLUS d’aliments produits localement que d’habitude cet été, tu réduiras ton incidence sur la Terre. Peu importe ta décision, tu contribueras à instiller un changement positif!
Soumis par Kelsi Prince

Faire bonne impression au 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement
Pendant le 5e Congrès mondial d’éducation relative à l’environnement, le stand de Ma rue verte est devenu tout un centre d’activités où ont été présentés deux lancements de livres, des expositions GénieArts, des démonstrations des nouvelles classes virtuelles en ligne ainsi que de nombreuses discussions spontanées en groupe, ce qui a fait du stand de Ma rue verte l’un des plus dynamiques et colorés du Congrès!
Le salon comptait environ 70 autres exposants venus de partout au Canada et du monde entier, y compris des stands du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de l’UNESCO, de l’Office national du film du Canada, de DodoLab, de l’organisme Students on Ice et de l’entreprise Me to We Style. On y a vu notamment des démonstrations de voitures intelligentes et de véhicules Segway, donnant aux visiteurs un aperçu de l’avenir du transport.
La conférence principale de la séance d’ouverture a été donnée par le militant canadien pour la lutte contre le VIH/sida, Stephen Lewis, lors de la première soirée. Tout au long du Congrès, le programme comportait de nombreuses séances de formation intéressantes présentées par des personnes de toutes nationalités, en trois langues : anglais, français et espagnol. Les séances portaient notamment sur l’éducation sociocommunautaire, l’interprétation du patrimoine, le savoir et les pratiques autochtones, les défis urbains et l’identité écologique. Ces séances ont de plus permis de présenter une table ronde organisée par le Comité-conseil jeunesse intitulée The How-To for Youth Engagement (guide pratique de l’engagement des jeunes).
L’équipe organisatrice du Congrès a mis toute son énergie à rendre cette activité respectueuse de l’environnement. À l’ouverture du Congrès, des personnes participantes ont pris part à la plantation d’arbres sur le mont Royal dans le but de contrebalancer l’émission de carbone engendrée par le transport des personnes participantes à Montréal. Des bacs de recyclage et de compost ont de plus été installés près des poubelles du Palais des congrès afin de réduire le volume de déchets à enfouir. Les couverts utilisés aux repas étaient faits à partir de pommes de terre et donc totalement compostables, et les sacs donnés aux participants et participantes étaient fabriqués au Québec à partir de matières recyclées. Ces gestes concrétisaient l’esprit dans lequel le Congrès a été organisé, à savoir l’innovation, la créativité et la protection de l’environnement.
La planification des deux prochains congrès mondiaux d’éducation relative à l’environnement a déjà commencé. Ils se tiendront à Brisbane, en Australie, en 2011 et à Marrakech, au Maroc, en 2013. Mettez de l’argent de côté pour vos billets d’avion dès maintenant : vous ne voudrez pas manquer ces activités!
Soumis par Rachel Ginsberg, membre du CCJ

Réunis pour changer le monde — La Marche 2/3
Au cours d’un récent voyage à Montréal du Comité-conseil jeunesse (CCJ), nous avons eu l’incroyable chance de participer à la Marche 2/3. Cette marche constitue une des plus importantes démonstrations de jeunes parmi toutes celles organisées au Canada. Des milliers de jeunes venant de toutes les régions du Québec affluent à Montréal chaque année pour participer à cette manifestation organisée par le CLUB 2/3, la division jeunesse d’Oxfam-Québec, qui a tenu cette année sa 39e marche annuelle le 15 mai dernier. Même si le thème portait sur le changement climatique, le message sous-jacent de chaque marche demeure la solidarité à l’égard de toutes les questions sociales et environnementales.
Dès notre arrivée au parc Lafontaine, lieu de départ de la Marche, nous avons immédiatement senti la solidarité et la passion qui animent les participants et participantes, non pas uniquement en raison du grand nombre de personnes rassemblées, mais également de l’énergie contagieuse que l’on pouvait palper. Des centaines de bénévoles étaient postés dans les rues, guidant les 15 000 participants et participantes dans la bonne direction. On pouvait voir des personnes qui offraient des câlins gratuits ou encore des personnes qui brandissaient des bannières tout en chantant. L’atmosphère était incroyablement vivifiante.
Tout le long du parcours, des gens nous saluaient de leur fenêtre de maison et des ouvriers et ouvrières en construction cessaient leur travail pour nous encourager. Des personnes se sont adonnées à de spectaculaires tours de force chargés de sens au cours de la Marche, par exemple lorsque des bénévoles à vélo ont fait sortir un Hummer de la route. Mais un des moments les plus inspirants de la journée a probablement été la minute de silence. On n’a pas tous les jours l’occasion de voir 15 000 personnes se tenir en silence en tenant des signes de paix au-dessus de leur tête. On n’a pas tous les jours l’occasion de voir 15 000 jeunes réunis pour rendre le monde meilleur. On n’a pas tous les jours l’occasion de véritablement ressentir un tel espoir pour notre avenir.
Voici quelques photos qui témoignent de notre expérience à la Marche 2/3!
Soumis par Amy Jiang, membre du CCJ

L’examen des ressources de Matt
Le Réseau canadien d’éducation et de communication relatives à l’environnement (EECOM) est un réseau national sans but lucratif axé sur l’éducation en lien avec l’environnement. Son principal objectif consiste à faire avancer l’éducation relative à l’environnement afin d’aider le Canada à assurer un avenir sain et viable. L’EECOM travaille principalement avec différents ordres de gouvernement ainsi qu’avec des universités, des classes de la maternelle à la 12e année, des entreprises du secteur privé, l’industrie, des travailleurs et travailleuses autonomes, des personnes retraitées et des organisations non gouvernementales. L’EECOM aide la population canadienne à prendre conscience qu’on doit apporter des changements pour remettre le monde en bon état, puisque l’environnement dans lequel on vit se détériore plus rapidement que jamais. À titre de communauté d’éducation et de communication relatives à l’environnement, l’EECOM a joué un rôle important en amenant la population à son niveau de connaissance actuel. L’EECOM contribue à réunir des organismes similaires et à mettre en avant des projets communautaires qui attaquent de front les problèmes environnementaux actuels, tout en incitant les adultes et les jeunes à faire appel à leurs compétences afin d’avoir un effet positif sur le monde.
Soumis par Matthew Warnock, membre du CCJ

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